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 La boite a merveilles (le salon)

         
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LA BOÎTE À MERVEILLES



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Ahmed Sefrioui
Ecrivain marocain dexpression franaise






Biographie


N de parents berbres, Ahmed Sefrioui a toujours t passionn par la littrature de son pays et les crits franais. Mme si l'on sait peu de choses sur sa vie, ses romans parlent d'eux-mmes et retracent le parcours de cet original et ambitieux Marocain qui a t capable de crer un mouvement littraire. Il dbute d'abord en tant que journaliste pour le quotidien nationaliste 'Action du peuple' mais, trs vite, il choisit des voies plus proches de la culture comme, par exemple, conservateur au muse d'Addoha ou fonctionnaire dans diffrentes structures ministrielles. Malgr tout, son parcours professionnel est bien moins important que son parcours littraire. En 1949, il publie son premier roman, 'Le Chapelet d'ambre', o il voque sa ville natale, Fs. Cette premire entre dans le monde des livres lui apporte le Grand Prix littraire du Maroc. C'est la premire fois dans l'histoire qu'un natif marocain l'obtient. En 1954, il publie chez Seuil'La Bote merveilles', considr aujourd'hui comme un roman ethnographique mais surtout comme le premier roman de la littrature marocaine d'expression franaise. Il cre ainsi un nouveau mouvement et introduit le monde littraire oriental dans la culture occidentale. En 1973, il expatrie sa publication et fait diter en Algrie son roman 'La Maison de servitude', un norme succs. Ahmed Sefrioui a t, jusqu' sa mort, un grand crivain, la plume originale et novatrice capable de crer un vritable melting-pot culturel.





  • Le chapelet d'ambre : son premier roman o il voque Fs (il obtient le grand prix littraire du Maroc, pour la premire fois attribu un Marocain)
  • La Bote merveilles : la ville de Fs vue travers le regard du petit Mohammed. Ce roman ethnographique apparat comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littrature marocaine d'expression franaise
  • La maison de servitude

  • Le jardin des sortilges ou le parfum des lgendes.

En 1949 il eut lhonneur dtre laurat du prix du Maroc. La majorit de ses crits ont t repris au titre de rditions, ou de traductions dautres langues.

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La Bote merveilles est un roman caractre autobiographique, crit par l'crivain marocain Ahmed Sefrioui en 1952 et publi en 1954. Il fut le premier roman marocain crit en franais.
D'emble, ce roman met le lecteur devant le problmatique que posent, d'une part, les rcits de vie, et de l'autre la littrature maghrbine d'expression franaise. Celle-ci, ne pendant la colonisation des trois pays du Maghreb par la France, continue de se dvelopper jusqu' nos jours.

Note

Ce roman fais partie du programme scolaire de langue franaise de la terminale dans les lycees marocains .

Titre: La bote merveille
Genre: Roman
Auteur: Ahmed Sefrioui
Date de parution:1954
Edition: Librairie des Ecoles.
Lauteur Ahmed Sefrioui, crivain marocain, est n en 1915 Fs . Cest lun des premiers fondateurs de la littrature marocaine dexpression franaise. Passionn de patrimoine, il a occup des postes administratifs aux Arts et Mtiers de Fs, puis la direction du tourisme Rabat. Il sera lorigine de la cration de nombreux muses comme Batha, Oudaya et Bab Rouah. Il est mort en mars 2004. Ses uvres Le Chapelet dambre (Le Seuil, 1949) : son premier roman o il voque Fs (il obtient le grand prix littraire du Maroc, pour la premire fois attribu un Marocain).La bote merveille (Le Seuil, 1954) : La ville de Fs vue travers le regard du petit Mohammed. Ce roman ethnographique apparat comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littrature marocaine d'expression franaise. La Maison de servitude (SNED, Algrie, 1973). Le jardin des sortilges ou le parfum des lgendes (LHarmattan, 1989)
L'histoire
La Bote Merveille La symphonie des trois saisons...
Premier roman de Sefrioui, La bote merveille, une suite de scnes et de tableaux, raconte la vie quotidienne dune famille populaire dans la vieille ville de Fs. Ds son ouverture, le roman ne manque pas dinstaller une ambiance exotique. Un regard pittoresque sur un monde plein de tendresse, de couleurs et de parfums, qui ne manque pas dambigut sur le sens du rcit. Cest bel et bien un album, pour reprendre lexpression du narrateur, dont le lecteur tournera les pages. Un album haut en couleurs qui nous fera parcourir trois saisons et nous mnera de dcouverte en dcouverte, explorer la socit marocaine du dbut du XXme sicle : mode de vie, traditions, rituels et vision du monde. Davoir masqu la ralit politique de lpoque, laisse entrevoir un parfum dexotisme et fait penser un film documentaire dethnographe.

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La littrature maghrbine d'expresion franaise



PETITE dfinition : La littrature maghrbine d'expresion franaise est cette production littraire, ne durant la priode coloniale franaise, dans les trois pays du Maghreb : le Maroc, l'Algrie et la Tunisie. Elle appartient donc la grande famille de la littrature francophone qui couvre des espaces gographiques trs diversifis : l'Ocanie, Hati et de la Martinique, l'Afrique subsaharienne, une partie du Moyen-Orient, etc.

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RESUME

Lhiver
Chapitre I
Dar Chouafa

Deux lments dclenchent le rcit : la nuit et la solitude. Le poids de la solitude. Le narrateur y songe et part la recherche de ses origines : lenfance.Un enfant de six ans, qui se distingue des autres enfants quil ctoie. Il est fragile, solitaire, rveur, fascin par les mondes invisibles. A travers les souvenirs de ladulte et le regard de lenfant, le lecteur dcouvre la maison habite par ses parents et ses nombreux locataires. La visite commence par le rez-de-chausse habit par une voyante. La maison porte son nom : Dar Chouafa. On fait connaissance avec ses clientes, on assiste un rituel de musique Gnawa, et on passe au premier o Rahma, sa fille Zineb et son mari Aouad, fabricant de charrues disposaient dune seule pice. Le deuxime tage est partag avec Fatma Bziouya. Lenfant lui habite un univers de fable et de mystre, nourri par les rcits de Abdellah lpicier et les discours de son pre sur lau-del. Lenfant de six ans accompagne sa mre au bain maure. Il sennuie au milieu des femmes, Cet espace de vapeur, de rumeurs, et dagitation tait pour lui bel et bien lEnfer. Le chapitre se termine sur une sur une querelle spectaculaire dont les acteurs sont la maman de lenfant et sa voisine Rahma.


Chapitre II
Visite dun sanctuaire


Au Msid, cole coranique, lenfant dcouvre lhostilit du monde et la fragilit de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de sa baguette de cognassier taient source de cauchemars et de souffrance. A son retour, il trouve sa mre souffrante. La visite que Lalla Aicha, une ancienne voisine, rend ce mardi Lalla Zoubida, la mre de lenfant, nous permet de les accompagner au sanctuaire de Sidi Boughaleb. Lenfant pourra boire de leau de sanctuaire et retrouvera sa gaiet et sa force. Lenfant dcouvre lunivers du mausole et ses rituels. Oraisons, prires et invocations peuplaient la Zaouia. Le lendemain, le train train quotidien reprenait. Le pre tait le premier se lever. Il partait tt son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses du mnage taient assures par son commis Driss. La famille depuis un temps ne connaissait plus les difficults des autres mnages et jouissait dun certain confort que les autres jalousaient.




Chapitre III
Le repas des mendiants aveugles

Zineb, la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour lalla Zoubida de se rconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de Rahma. On finit par retrouver la fillette et cest une occasion fter. On organise un grand repas auquel on convie une confrrie de mendiants aveugles. Toutes les voisines participent la tche. Dar Chouafa ne retrouve sa quitude et son rythme que le soir.






Le printemps
Chapitre IV
Les ennuis de Lalla Aicha

Les premiers jours du printemps sont l. Le narrateur et sa maman rendent visite Lalla Aicha. Ils passent toute la journe chez cette ancienne voisine. Une journe de potins pour les deux femmes et de jeux avec les enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla Zoubida fait part son mari des ennuis du mari da Lalla Acha, Moulay Larbi avec son ouvrier et associ Abdelkader. Ce dernier avait reni ses dettes et mme plus avait prtendu avoir vers la moiti du capital de laffaire. Les juges staient prononcs en faveur de Abdelkader. Lenfant, lui tait ailleurs, dans son propre univers, quand ce nest pas sa bote et ses objets magiques, cest le lgendaire Abdellah lpicier et ses histoires. Personnage quil connat travers les rcits rapports par son pre. Rcits qui excitrent son imagination et lobsdrent durant toute son enfance.




Chapitre V
Lcole coranique.


Journe au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura. Ils ont quinze jours pour prparer la fte du nouvel an. Ils ont cong pour le reste de la journe. Lalla Acha , en femme dvoue, se dpouille de ses bijoux et de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste ses obsques. Ses funrailles marquent la vie du voisinage et compte parmi les vnements ayant marqu la vie d de lenfant.

Chapitre VI
Prparatifs de la fte.


Les prparatifs de la fte vont bon train au Msid. Les enfants constituent des quipes. Les murs sont blanchis la chaux et le sol frott grande eau. Lenfant accompagne sa mre la Kissaria. La fte approchait et il fallait songer ses habits pour loccasion. Il portera un gilet, une chemise et des babouches neuves. De retour la maison, Rahma insiste pour voir les achats fait la Kissaria.Le narrateur est fascin par son rcit des msaventures de Si Othman, un voisin g, poux de Lalla Khadija, plus jeune que lui.

Chapitre VII
La fte de lAchoura.


La fte est pour bientt. Encore deux jours. Les femmes de la maison ont toutes achet des tambourins de toutes formes. Lenfant lui a droit une trompette. Lessai des instruments couvre lespace dun bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernires touches avant l e grand jour. Les enfants finissent de prparer les lustres. Le lendemain , lenfant accompagne son pre en ville. Ils font le tour des marchands de jouets et ne manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu apprcie par lenfant. Il est l assister une saigne et sennuyer des rcits du barbier. La rue aprs est plus belle, plus enchante. Ce soir l, la maison baigne dans latmosphre des derniers prparatifs.

Le jour de la fte, on se rveille tt, Trois heures du matin. Lenfant est habill et accompagne son pre au Msid clbrer ce jour exceptionnel. Rcitation du coran, chants de cantiques et invocations avant daller rejoindre ses parents qui lattendaient pour le petit djeuner. Son pre lemmne en ville.

A la fin du repas de midi, Lalla Aicha est l. Les deux femmes passent le reste de la journe papoter et le soir, quand Lalla Aicha repart chez elle, lenfant lass de son tambour et de sa trompette est content de retrouver ses vieux vtements.

Lt.
Chapitre VIII
Les bijoux du malheur.


Lambiance de la fte est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa grisaille. Les premiers jours de chaleur sont l. Lcole coranique quitte la salle du Msid, trop troite et trop chaude pour sinstaller dans un sanctuaire proche. Lenfant se porte bien et sa mmoire fait des miracles. Son matre est satisfait de ses progrs et son pre est gonfl dorgueil. Lalla Zoubida aura enfin les bracelets quelle dsirait tant. Mais la visite au souk aux bijoux se termine dans un drame. La mre qui rvait tant de ses bracelets que son mari lui offre, ne songe plus qua sen dbarrasser. Ils sont de mauvais augure et causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont pas encore finis. Son mari vient de labandonner. Il a pris une seconde pouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.
Si lenfant se consacre avec assiduit ses leons, il rve toujours autant. Il sabandonne dans son univers lui, il est homme, prince ou roi, il fait des dcouvertes et il en veut mort aux adultes de ne pas le comprendre. Sa sant fragile lui joue des tours. Alors que Lalla Acha racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tte et fut secou par la fivre. Sa mre en fut bouleverse.






Chapitre IX
Un mnage en difficult.


Ltat de sant de lenfant empire. Lalla Zoubida soccupe de lui nuit et jour. Dautres ennuis lattendent. Les affaires de son mari vont trs mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux moissons et compte conomiser de quoi relancer son atelier. Lattente, la souffrance et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le quotidien de la maison. Lalla Zoubida et Lalla Aicha, deux amies frappes par le malheur, dcident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.

Chapitre X
Superstitions.


Les conseils , prires et bndictions de Sidi Al Arafi rassurrent les deux femmes. Lenfant est fascin par le voyant aveugle. Lalla Zoubida garde lenfant la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa prsence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier sous la coupole dun saint. Les prdications de Sidi A Arafi se ralisent. Un messager venant de la compagne apporte provisions, argent et bonne nouvelles de Sidi Abdesalam. Lalla Aicha invite Lalla Zoubida. Elle lui rserve une surprise. Il semble que son mari reprend le chemin de la maison.

ChapitreXI
Papotage de bonnes femmes.


Th et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aicha. Salama, la marieuse, est l. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal quelle leur a fait. Elle avait arrang le mariage de Moulay Larbi. Elle explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune pouse et le divorce est pour bientt. Zhor, une voisine, vient prendre part la conversation. Elle rapporte une scne de mnage. Le flot des potins et des mdisances nen fint pas et lenfant lui , qui ne comprenait pas le sens de tous les mots est entran par la seule musique des syllabes.

Chapitre XII
Un conte de fe a toujours une chute heureuse.


La grande nouvelle est rapporte par Zineb. Malem Abdslem est de retour. Toute la maison est agite. Des you you clatent sur la terrasse Les voisines font des vux. Lenfant et sa mre sont heureux . Driss, est arriv temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille du coiffeur a t prononc. La conversation de Driss El Aouad et de Moulay Abdeslem, ponctue de verres de th crase lenfant. Il est pris de fatigue mais ne veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa Boite Merveille de dessous son lit, les figures de ses rves ly attendaient.

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